Pour moi, c'est un ballon que le Père Noël a apporté.
Il est rond.
Il est léger (600g).
Il est gros (115cm de circonférence).
Il n'est pas en cuir, ni en latex.
Son enveloppe est une paroi cellulaire chitineuse.
Il est dirigeable : il se laisse pousser au gré du vent sur les chemins . . . dans les champs . . . les prairies . . . les sous-bois . . .
Il n'est pas gonflable.
Il renferme des milliards de vies à l'état de dormance qu'il dissémine tout au long de sa course.
Mon ballon, c'est un sporophore sphérique, une vesse de loup géante :
Calvatia ( ou Langermannia ) gigantea.
Une amie russe ayant visité les Jardins de LY cet été nous envoie des graines de concombres cultivés dans son pays.
Elles sont accompagnées des recettes de sa maman. Il s'agit de concombres conservés dans des bocaux avec des aromates.
Vivement le printemps !
Les Jardins de LY vous souhaitent de passer
un merveilleux Noël.
Depuis 2010, j'élève des phasmes à tiare (Extatosoma tiaratum).
J'aime ces insectes originaux, j'admire leur majesté.
Cette année, les femelles adultes sont énormes, elles ont revêtu des robes de couleurs variées : vertes ..... blondes ..... rousses ..... brunes ..... jamais elles n'ont été aussi belles. Je suis sous le charme de leurs yeux à facettes, il me faut les photographier. Je les mets en scène sur un bouquet de ronce ( leur nourriture ) et décide de ne pas les rentrer dans leur terrarium : elles passeront la nuit, libres.
J'avoue que mon mari comme moi avons mal dormi : allions-nous les retrouver aux quatre coins de la maison ?
Au petit matin, avec soulagement, nous constatons qu'elles sont toutes restées sur les ronces grignotant tranquillement.
Il suffisait de leur faire confiance ! ! !
Depuis, elles sont en liberté. Un grand plateau recueille leurs salissures.
Quelles salissures ?
Je ramasse régulièrement les oeufs (blancs sur la photo) qui donneront naissance à une nouvelle génération dans environ six mois.
Les boules noires sont les excréments. Inodores, ils n'ont rien de répugnant. Serait-ce un bon fertilisant ?
Je parcours les notes de cours d'Antoine Morin professeur en biologie à l'Université d'Ottawa :
" Les insectes ont un organe caractéristique: les tubes de Malpighi. Les déchets azotés sont rejetés sous la forme de cristaux d'acide urique qui précipitent dans l'intestin à cause du faible ph. Ils peuvent donc éliminer les déchets azotés avec un minimum de perte d'eau. "
Ainsi mes phasmes travaillent pour mes plantes et . . . . . . . . . . . . . . . . .
ça, c'est du bio ! ! ! ! !
P.-S. : Cherchant des renseignements sur la digestion chez les insectes, je découvre un article de Bénédicte Lutaud intitulé
"Le thé aux excréments d'insectes : un nouvel élixir de jouvence. "
" . . . Après les insectes réputés bons pour la santé, pourquoi pas les excréments d'insectes ? . . .
. . . Un thé de luxe : vendu entre 40 et 400 euros le kilo ! . . .
. . . Qui sait, peut-être que d'ici quelques années, le " thé d'insectes " accompagnera quotidiennement nos petits déjeuners ? "
Une semaine après la forte et brutale chute de neige du 21 novembre, voici notre mûrier platane débarrassé de toutes ses branches cassées :
Oh, mon pauvre ami, ta cure d'amaigrissement a été un peu trop sévère ! Maintenant, je ne te reconnais plus.
J'espère que le prochain printemps t'apportera une nouvelle jeunesse afin que la volaille profite encore de ton ombre.
Mardi 20 novembre, une pluie abondante n'a cessé de tomber transformant les allées du jardin en véritable bourbier.
Impossible de jardiner !
La nuit suivante, de gros flocons de neige tombent, une neige épaisse et lourde recouvre tous les végétaux. Fort des expériences acquises lors des hivers précédents, Yves secoue toutes les topiaires.
Il parcourt toutes les allées du jardin allant de découverte en découverte, toutes aussi attristantes les unes que les autres.
Constat : de très nombreuses branches sont pliées ou cassées. Le mûrier platane qui ombrageait la basse-cour en été, encore garni de ses grandes feuilles, n'était plus qu'un amas de branches jonchant le sol .
Q'en restera-t-il après nettoyage ?
Nous verrons demain !
La gesse tubéreuse ou pois tubéreux, Lathyrus tuberosus, est une plante grimpante vivace de la famille des Fabacées.
Les jeunes pousses et les fleurs roses, odorantes, mellifères, se consomment en salade. Les gousses et les graines s'accommodent comme des petits pois.
Installée depuis 2010 dans l'espace des légumes racines, la gesse tubéreuse s'étend et risque d'envahir le gingembre mioga son voisin. Il nous faut intervenir pour stopper son développement avant la venue de l'hiver. Creusant profondément pour extraire le maximum de racines, nous découvrons des tubercules.
Leur taille et leur forme ont valu à la plante le nom vernaculaire de "souris de Hollande".
Légume ancien, cette plante pousse spontanément dans toute l'Europe et en Asie Occidentale. Les tubercules sont comestibles. Cuits à l'eau pendant une heure, la peau (je dirais la coque) assez coriace se détache aisément.
La chair blanche, farineuse, assez consistante, peut être dégustée en purée. Son goût légèrement sucré rappelle celui de la châtaigne.
Le temps nécessaire à l'obtention d'un beau tubercule (les miens ont 3 ans),
le faible rendement, en font un mets délicat réservé aux gourmets.
Chaque année, au milieu de l'hiver, la jardinière que je suis piaffe d'impatience. Trop tôt . . . trop froid pour semer . . . que faire ?
Attendre, encore attendre ! ! ! C'est alors que m'est venue l'envie de cultiver une patate douce.
Dans une grande surface, j'achète un tubercule. Je l'installe debout au-dessus d'un bocal rempli d'eau ne laissant tremper que la base. Des racines se développent sur la partie immergée, des bourgeons apparaissent à l'emplacement des yeux formant des tiges et des feuilles.
Fin mai, j'installe ma patate douce dans un grand pot n'enterrant que la partie enracinée. Placée en hauteur, les tiges volubiles se développent jusqu'au niveau de l'eau.
C'était assez joli, j'étais contente du résultat.
Hier, je redécouvre ma patate douce. Elle n'a pas aimé les basses températures de novembre, les tiges sont grillées, la plante ne présente plus d'intérêt. Je décide de la jeter sur le compost.
Et là . . . surprise !
De nombreux tubercules se sont développés dans le pot, jamais je n'avais envisagé une quelconque récolte !
Encouragée et stimulée par ce résultat inattendu, je projette de renouveler l'expérience en 2014.
P.-S. : Aucune photo sur la mise en végétation , pour moi, il s'agissait d'un banal amusement.
Impossible de parler du moulin sans évoquer la source qui se trouvait de l'autre côté de la route au pied du talus et le bélier de la place, comme nous le nommions, qui alimentait les Sénarpontais en eau potable.
En 1880, Monsieur Gédéon Feuilloy, maire de Sénarpont, fit installer sur la source du moulin un bélier hydraulique, ingénieuse invention datant de 1792 des frères Montgolfier constructeurs de la première montgolfière. La machine était cachée dans le talus au-dessus de la source. Elle permettait de monter l'eau sur la place du village grâce à la seule énergie (gratuite) apportée par la source.
L'eau de la source captée, remplit le réservoir d'alimentation et suit la canalisation.
Le clapet 1 tenu en équilibre par un contre-poids se soulève et se ferme.
Une onde de choc est provoquée : le coup de bélier.
Le clapet 2 s'ouvre, l'eau remplit la cloche augmentant ainsi la pression de l'air quelle contient.
Soumise à cette pression, l'eau monte dans le réservoir de distribution situé sur la place du village. La pression retombe alors, le clapet 2 se referme, le clapet 1 se rouvre : un nouveau cycle recommence.
A Sénarpont, la hauteur d'élévation de l'eau était d'environ 22 mètres. Lancée, la machine ne s'arrêtait plus. Une seule panne fut à déplorer. En 1929, des racines de peuplier 'blanc de Hollande's'étaient infiltrées dans un raccord de tuyau et l'avaient obstrué.
Dans les années 60, au moment de la création du réseau de distribution générale des eaux, le bélier fut détruit permettant d'agrandir le parking.
Quel dommage d'avoir fait disparaître ce petit monument de la place !
" Il était une curiosité technique significative de son temps qui, aujourd'hui, accrocherait l'intérêt du public". (M. Raymond de Boissard de Sénarpont)
Et que devient la source qui offrait encore ces dernières années une eau de qualité aux Sénarpontais et gens d'alentours ?
Abandonnée !
Une pancarte nous informait que, polluée par les nitrates ... phosphates et autres produits , elle n'était plus potable.
Lisant le panneau explicatif des travaux d'aménagement de la Bresle en cours, je lis :
Nous gardons l'espoir de bénéficier à nouveau de cette eau.
Remerciements à Monsieur Raymond de Boissard pour des informations techniques.